Fieldset
On arrive et on doute!

Ma prochaine semaine sera sûrement un peu plus encourageante.

Je vis maintenant depuis près d’une semaine au rythme de la RCA et du projet de Boguila. Je n’ai pas fini d’apprendre et de rencontrer des gens formidables. Jusqu’à maintenant, mon expérience avec MSF se veut des plus positives et motivantes. Avant de vous en donner quelques détails, retournons en arrière.

Le 15 avril, je prends l’avion appartenant au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et assurant une liaison hebdomadaire entre les divers projets humanitaires de la RCA. Ce petit avion bimoteur transporte d’un endroit à l’autre passagers, malades et matériel médical. Les deux pilotes de ce jour-là, Marc et Ganesh, nous expliquent notre plan de vol et nous donnent les consignes de sécurité. Et nous décollons!

Après trois arrêts dans des projets différents, nous arrivons enfin à Boguila. Quel accueil! Toute l’équipe est présente : Elise (coordonnatrice de projet), Kami (finance/administration), Francesco (logisticien technique), Jorike (approvisionnements), Margarete (sensibilisation) et Wibke (chef d’équipe médicale). Il y a aussi Kaz et Michiel en visite de Berlin. Ils m’invitent à prendre le dîner et par la suite, je fais le grand tour des structures.

Les expats vivent dans deux maisons : la Maison A et la Maison B. Je serai logée dans la Maison A. Notre cuisine se trouve dans la Maison B. Le bureau est à quelques pas de la Maison A et l’hôpital est juste en face. Tout est rapproché, ce qui est très bien pour mon sens de l’orientation!

Je me sens un peu (beaucoup!) dépaysée. C’est la première fois que je viens en Afrique et la chaleur m’accable quelque peu. Je m’approprie rapidement une bouteille d’eau et on m’encourage à boire fréquemment. Les Centrafricains sont très accueillants et souriants. Ils me serrent tous la main et me souhaitent la bienvenue à Boguila. Je rencontre tellement de gens que je ne me souviens même pas du nom de la première personne que j’ai vue!

J’ai un peu de temps pour défaire mon bagage et m’installer dans ma chambre. En sortant les photos de mes deux garçons, Gabriel (11 ans) et Nicolas (9 ans), je me demande vraiment ce que je fais dans ce coin de la planète et si ça vaut la peine de les avoir laissés au Canada pour vivre cette aventure. Des sentiments de doute m’envahissent et l’angoisse de la première mission s’empare de moi. J’ai le cafard. Je m’ennuie de ma famille, de ma maison, du Canada. Qu’est-ce que je vais faire?

Elise se rend compte immédiatement de mes états d’âme et me rassure tout en me laissant exprimer mes pensées. Merci pour cette écoute, Elise. Sans cela, mon adaptation ne se serait probablement pas passée de façon aussi positive! Je me rends compte rapidement que toute l’équipe m’épaule dans ces premiers jours de ma mission et que je ne suis pas seule. Merci!

Ma prochaine semaine sera sûrement un peu plus encourageante.

Merci de me lire.

Janique.