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Où suis-je exactement?

Depuis son indépendance, le pays a connu plusieurs changements de gouvernement, ce qui malheureusement n’a pas favorisé le développement et le maintien des infrastructures scolaires et médicales; d’où la présence de MSF.

Alors, je suis en République centrafricaine (RCA). Où suis-je exactement et pourquoi avons-nous plusieurs projets MSF à cet endroit?

La RCA, petit pays de l’Afrique centrale sans accès à la mer, est bordée par le Cameroun à l’ouest, le Tchad au nord, le Soudan et Soudan du Sud à l’est et la République démocratique du Congo au sud.  Sa capitale est Bangui et sa population est autour des cinq millions d’habitants.

Ancienne colonie française, la RCA proclame son indépendance en 1960. Le français y demeure la langue officielle (principalement au niveau administratif) mais la plupart des gens communiquent en sango dans la vie de tous les jours. Le pays possède quelques ressources naturelles telles que diamants, uranium et or mais la source de revenus principale est l’agriculture. Le climat tropical oscille entre deux saisons – la saison sèche de novembre à avril et la saison humide (des pluies) de mai à octobre. Cette dernière cause souvent des inondations provoquées par la crue des fleuves au nord (Chari) et au sud (Oubangui et Mbomou.)

Depuis son indépendance, le pays a connu plusieurs changements de gouvernement, ce qui malheureusement n’a pas favorisé le développement et le maintien des infrastructures scolaires et médicales; d’où la présence de MSF.

Dans le pays, MSF possède trois projets localisés principalement dans le nord-est et sud-ouest. Je travaille principalement dans les projets de Boguila (nord-est), Sibut (nord de la capitale) et Zemio (sud-ouest). Tous impliquent une distribution de soins de santé soit en milieu hospitalier, soit par voie de clinique mobile, soit via des visites communautaires, dépendant de l’endroit et des besoins de la population. Les soins requis peuvent varier grandement mais nous voyons entre autres le paludisme, la tuberculose, la malnutrition et le VIH/sida.

Depuis le dernier coup d’état à la fin mars, la population a fui les villes et villages pour se réfugier en forêt. Nous devons donc nous ajuster et rétablir nos priorités afin de bien répondre aux besoins de ces gens, surtout les plus démunis, c’est-à-dire les enfants et les vieillards. Sans un accès facile au système de santé, les habitants peuvent se retrouver sans soins immédiats, à court et à long terme, et peuvent même se voir abandonnés. Nos hôpitaux et cliniques mobiles de même que l’emploi de main d’œuvre médicale locale permettent de rétablir une partie de ce système de santé qui est parfois quasi-inexistant.

J’espère donc vous faire part, au cours des prochains mois, des situations que je rencontrerai afin de vous dresser un portrait de la vie quelquefois précaire vécue par ces gens.

Merci de me lire.

Janique.