Groupe de champs
Chez Mama Régine : Tranche de vie à Kin (Kinshasa)
 
Haaa! Kinshasa avec ses 11,5M habitants (plus ou moins un million tout dépend des sources) proclamée la capitale francophone la plus peuplée au monde pour une superficie de 9 965 km2. Où il fait chaud et où ça grouille d’activités. 
 
 
Haaa! Kinshasa avec ses 11,5M habitants (plus ou moins un million tout dépend des sources) proclamée la capitale francophone la plus peuplée au monde pour une superficie de 9 965 km2. Où il fait chaud et où ça grouille d’activités. 
 
Dans notre petit bureau de l’intersection, il n’y a pas de cantine. Nous partageons ce service avec MSF Belgique. Mais comme il y a quelques opportunités gustatives dans le quartier, il fait bon de sortir un peu. Malgré tout, les accoutumés changent rarement d’habitude. Comme quoi l’être humain est vraiment un être de tradition. Mais que ça soit pour l’espace d’une mission ou pour un passage restreint, il y a quand même un incontournable : Chez Mama Régine. 

Un petit boui-boui, dans une parcelle de terrain, Mama Régine ne cesse de nous sustenter les jours de semaine. Donc au milieu de la cours, une table figure en trônant et exposant les plats au menu. Du congolais pure laine. 
 
On peut y trouver une multitude de plats soit : du riz, la fameuse boule de foufou (farine de maïs), du poisson, poulet, des feuilles de manioc, des haricots, des amarantes (genre d’épinard), des champignons ou des bananes plantains, que quelque fois Mama Régine me garde de côté lorsque j’arrive trop tardivement… il y en a vraiment pour tous les goûts. 

Dans le font de la cours se trouve la maison familial ou les garçons se réfugient à la rentrée de l’école pour se changer, sous les arbres en retrait il y a le coin lavage des couverts et ustensiles. A quelques reprises, une deuxième batch de foufou s’y fait durant l’heure de lunch. 
 
Si non, les tables de plastiques avec leur parasols sont disposées au gré de l’ombre donné par quelques feuillus et il y a un coin protégé avec un toit de tôle. On y reste le temps d’un bon repas et d’une boisson. Le climat simple mais sympathique, nous fait revenir à chaque fois. 

Du coup, 500 Francs congolais (plus ou moins 0,50$ CAN) pour chaque item dégusté, voilà notre contribution pour faire vivre cette cuisine, faisant partie de la vie quotidienne du quartier. Autant les expatriés que les locaux s’y rendent avec plaisir sous le bonne œil de Mama Régine. 
 
Elle mène le bal avec brio, elle s’assure que tous ont ce dont ils ont besoin, fait en sorte que tout soit disponible et à la fin du l’heure de « rush » elle prend enfin une minute pour s’assoir et se reposer un peu, satisfaite de la journée.

SI vous manqué quelques jours, elle s’empresse de demandé de vos nouvelles à vos collègues s’assurant que vous n’êtes as parti sans dire au revoir. 
 
Franchement je ne pouvais pas passer une année à Kinshasa sans écrire quelques lignes pour Mama Régine, le petit bonheur de la journée où on peut se retrouver et « papoter» tranquillement (tiens on sent que je suis entourée d’Européens, j’en change même mon vocabulaire à la fin!).