Groupe de champs
Jour de congé

Faut prendre soin de soi, c’est bon pour la santé mentale! Elles m’ont bien invité à me joindre à elles, mais j’ai gentiment décliné…dans quelques mois peut-être :-)

Dimanche 3 août. Depuis le salon à aire ouverte où je suis, j’entraperçois Linda, ma collègue sage-femme et Sofie, celle dont je suis le remplacant. Les pieds dans un seau d’eau, l’une se manucurant les ongles, l’autre se faisant les sourcils…Faut prendre soin de soi, c’est bon pour la santé mentale! Elles m’ont bien invité à me joindre à elles, mais j’ai gentiment décliné…dans quelques mois peut-être :-)

Une petite heure avec Sofie ce matin, pour planifier l’horaire de la semaine à venir. Une semaine de transfert qui s’annonce chargée et passionnante : visite de deux villages où les conseillers feront leurs visites, suivi d’un cas psychiatrique à Kisele, accompagnement des conseillers dans leurs consultations ici à Shamwana, discussion de cas et supervision de groupe avec l’ensemble des conseillers, rencontre de transfert avec l’équipe médicale de l’hôpital, sans parler des rencontres en tête-à-tête avec Sofie pour une vue d’ensemble du programme en santé mentale et la reddition de compte à faire ( eh oui! Ici aussi, j’aurai des stats à faire )) - :)

Ce matin, promenade au village, question de m’imprégrer de l’atmosphère, de sentir le beat. La grande majorité des maisons sont encore faite de paille; conversation avec un monsieur qui supervisait la construction de sa maison de briques, me confirmant que les gens se réétablissent tranquillement, après les horreurs de la guerre. Il déplorait par contre l’absence d’entrepôt dans le village, qui pourrait permettre d’entreposer des marchandises durant la prochaine saison des pluies – novembre à avril- . En effet, Shamwana est situé à 600 km de Lubumbashi, par une mauvaise route, qui devient presque impraticable durant la saison des pluies. Un chauffeur de camion zambien, parlant un très bon anglais, se joint à notre conversation pour souligner la difficulté de se rendre ici : ça lui a pris une semaine pour venir de Lubumbashi, ce sera impossible à la saison des pluies… Le petit marché du village : plusieurs kiosques de vêtements, de cossins, et de plusieurs autres choses que je ne connais pas encore, mais toute cette marchandise vient de vendeurs venus en camion depuis la capitale; ça aussi, c’est un signe que la situation se stabilise, que la confiance revient et que la vie reprend son cours.

14 :45 Je dois abréger. Dans quelques minutes, rendez-vous des nouveaux expats fraîchement arrivés avec le chef du village, en compagnie de Didier, notre coordonnateur. Une incontournable démarche diplomatique, qui s’avèrera surement intéressante… Aura-t-il un os dans le nez? Faudra-t-il lui baiser les orteils? Nous offrira-t-il sa fille cadette en guise de cadeau de bienvenue??? Eniggggme…