Groupe de champs
« Viral load campaign »

Ce matin direction Mbulumbuzi. Il s’agit d’un des villages avec centre de santé. S’y déroule une « viral load campaign ». Il s’agit de sensibiliser la population sur le fait de tester leur charge virale (taux de virus dans le sang)

Ce matin direction Mbulumbuzi. Il s’agit d’un des villages avec centre de santé. S’y déroule une « viral load campaign ». Il s’agit de sensibiliser la population sur le fait de tester leur charge virale (taux de virus dans le sang)

Pendant longtemps afin de connaitre la progression du virus chez un patient, le taux de CD4 (taux de défenses immunitaire) était examiné tout au long de la vie du patient. Depuis quelques années il n’est plus qu’utilisé pour savoir s’il est nécessaire de mettre le patient sous traitement. Ensuite c’est le taux de virus dans le sang qui est pris en compte, avec pour objectif que le taux soit indétectable. Un des succès du projet de Chiradzulu est que 80% des patients traités ont une charge virale indétectable, preuve de l’efficacité des traitements.

Dans le cadre de ses activités, MSF a donc lancé un programme de sensibilisation afin d’inciter la population à se faire tester et surtout s’enquérir du résultat qui arrive environ 1 mois après quand les centres de santé ne disposent pas de laboratoire. Le but est que les patients s’approprient leur traitement et ne compte pas uniquement sur les cliniciens pour savoir quand effectuer les tests de charge virale.

Ces tests sont prévus après 6 mois de mise sous traitement, puis au bout d’un an, puis 2 ans, puis 4 ans et enfin tous les 2 ans.

Connaitre la charge virale d’un patient sous traitement permet de savoir si le traitement fonctionne ou s’il est nécessaire de le modifier (un traitement non modifié rapidement peut aboutir à ce que le virus devienne plus résistant et donc plus difficile à traiter).

Afin de sensibiliser le plus grand nombre, l‘évènement a lieu sur la place du marché, un jour de marché. D’autres moments de sensibilisation auront ensuite lieu directement au sein des centres de santé.

Cette campagne de sensibilisation est un moment festif mais aussi officiel. Le chef du village est présent, ainsi que des élus locaux et des représentants du MoH.
Sketch, danses, chants, discours… Tout est en chichewa, la langue nationale, mais l’ambiance est bon enfant et entrainés par un collègue nous nous melons aux danseurs, ce qui amuse beaucoup l’auditoire.

Être sur la place du marché draine beaucoup de monde.