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Niger: "Plus que jamais, j'ai le «virus» de MSF!"

Aider, voyager, décourvrir, apprendre, devenir plus humain, apporter sa pierre à l'édifice, aller au delà les frontières, grâce à MSF.

Alfa est coordinateur adjoint de terrain avec MSF au Niger. Il discute des raisons pour lesquelles il a choisi de travailler pour MSF, et un certain patient qui l'a changé...
 
Aider, voyager, découvrir et apprendre, avec MSF, J’ai l’opportunité d’avoir tout cela !
 
La richesse de MSF, c’est d’être une association multiculturelle, multi sensibilités. Avec MSF, j’ai travaillé avec des français, des suisses, des espagnols, des chinois, des colombiens, des américains, des africains, etc.
 
Instituteur puis communicateur de formation, j’ai fait mes premiers pas avec MSF en 2005 en tant qu’assistant promoteur santé. Jusqu’en 2013, j’ai évolué vers d’autres fonctions, d’abord comme responsable des activités de promotion de la santé et ensuite comme assistant du coordinateur terrain. Je suis revenu en 2016, cette fois comme coordinateur terrain adjoint à Diffa.
 
Plus que jamais, je porte le « virus » MSF en moi ! 
 
Alfa on assignment in Diffa, Niger.

Alfa en mission à Diffa, au Niger. Photo: MSF.

"Avec MSF, vous devenez plus humain"
 
MSF, c’est la remise en question de ses interventions, c’est le débat, c’est la parole donnée aux staffs rien que pour mieux servir.
 
MSF, c’est la proximité avec les patients : l’une des institutions qui va là où les autres ne vont pas, en urgence pour aider les personnes en détresse au moment où elles en ont le plus besoin!
 
Avec MSF, tu vis et tu partages la douleur de l’autre, du patient.
 
Avec MSF, pour moi ce n’est pas l’argent qui importe. Tu deviens plus humain, tu as un réconfort dans ton for intérieur de ne pas servir à rien.
 
Tu as une satisfaction d’apporter ta pierre à l’édifice humanitaire.
 

Mon boulot

En tant que coordinateur terrain adjoint, mon travail consiste à soutenir le coordinateur terrain sur le volet administratif de la gestion du projet.
 
En ce sens, je l’appuie dans la rédaction et la compilation de rapports et correspondances, dans le suivi des indicateurs, ainsi que dans l’analyse et suivi du contexte socio-politique, humanitaire et sécuritaire à Diffa. En parallèle je contribue aussi à la création et au maintien  d’une relation harmonieuse avec les autorités locales et nationales, ainsi qu’avec les bénéficiaires du projet.
 
Mon rôle est aussi de faciliter la communication  entre les patients et le projet: j’accompagne notamment la supervision des échanges mis en place entre notre équipe de promotion de la santé et de nos patients.
 
Une activité importante pour garantir une bonne compréhension de notre organisation auprès des communautés avec lesquelles nous travaillons et récolter leurs suggestions quant à nos services.
 
Un point essentiel pour répondre au mieux aux besoins des plus vulnérables. 
 

Au-delà des frontières de mon pays

 
MSF est loin d’être une association humanitaire parfaite.
 
Malgré les divergences d’opinions au sein de son staff, elle a toujours pu atteindre le patient et lui apporter une assistance de qualité medico-humanitaire.
 
MSF, c’est la découverte de plusieurs réalités culturelles, géographiques, sociales, qui m’a fait voyager au-delà des frontières de mon pays.
 
Avec MSF, je connais beaucoup de coins et recoins les plus éloignés de mon pays que je n’aurais jamais connus.
 
Quand tu veux vraiment aider l’autre à se relever, selon moi, MSF est la meilleure.
 

Un patient que je n'oublierai jamais

 
Pour moi, nos actions à MSF sont toujours bien récompensées et nous sommes bien perçus par nos bénéficiaires.
 
Cela est la meilleure satisfaction :
 
En 2008, alors que nous venions de Niamey pour Zinder nous fîmes une escale sur la route nationale nº1 dans le village de Gazaoua.
 
A la vue du logo MSF sur l’un de nos véhicules, une femme a accouru et reconnu un membre de l’équipe, l’une de nos infirmières.
 

MSF, c’est vraiment l’une des plus grandes universités de la vie où y apprend beaucoup de bonnes choses tant sur le plan professionnel que social.

 
La doyenne de l’équipe, une femme dynamique, humaine faisant son métier avec vocation : Chémaou.
 
La maman nous a invités à venir voir sa fille, que Chémaou avait soignée quelques années auparavant. Nous nous rendîmes alors chez elle où nous trouvâmes une adolescente qui pilait le mil pour la préparation du repas familial du soir.
 
La mère dit à Chémaou qu’en 2005 elle avait amené le corps quasi sans vie de sa fille au CRENAS (centre de récupération et d’éducation nutritionnelle ambulatoire sévère) d’Aguié, dans la région de Maradi.
 
A l’époque, le Niger était frappé de plein fouet par une crise alimentaire et la fillette souffrait de malnutrition aigüe sévère.
 
Pour la mère, sa fille doit la vie à Chémaou. Nous étions tous touchés et fiers d’avoir bien servi autrui car au-delà de la personne de l’infirmière, toute l’équipe se retrouvait à travers notre collègue.
 
Nous quittâmes Gazaoua très émus avec la satisfaction d’avoir revu une patiente qui a pu grandir en bonne santé. Cela nous a tous rappelé l’adage suivant : « un bienfait n’est jamais perdu ! »
 
Ma foi, MSF, c’est vraiment l’une des plus grandes universités de la vie où y apprend beaucoup de bonnes choses tant sur le plan professionnel que social.
 
 
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