Feldgruppe
Partie 4

Je passe aussi du temps avec des enfants qui adorent regarder toutes les photos prises le matin. Ils rigolent et disent « yohh, yohh » sans arrêt. On s’amuse bien.

Dans quelques jours, ce sera la journée du paludisme. Une journée destinée à rappeler les immenses ravages que continue de causer cette maladie. Chaque année, entre 300 et 500 millions de personnes contractent le paludisme. Plus d’un million de personnes y laissent leur vie. Les principales victimes sont les enfants âgés de moins de cinq ans. C’est pour parler et faire parler de ce sujet que j’ai été envoyée sur le terrain par MSF.

La première soirée au sein de l’équipe MSF est passée. Il faut expliquer au mieux à cette équipe le but de ma présence ici. Ou plutôt de mon apparition furtive, puisque j’ai moins de trois jours pour collecter un maximum d’informations sur le paludisme dans cette mission. Après une bonne nuit bercée par une pluie discontinue, je pars le lendemain matin pour le centre de santé de Muwhazi. Il a plu, donc, encore et encore cette nuit. Les routes de terre se sont transformées, comme si souvent durant la saison des pluies, en boue glissante. On roule doucement, pendant une bonne demi-heure, du haut de notre 4x4, surplombant des dizaines de personnes s’enfonçant dans la boue avec leurs vélos. Le vélo est LE moyen de transport ici. « Mais il reste un achat assez cher pour une famille normale », m’explique le chauffeur, Richard. J’accompagne également Sylvère, un infirmier burundais. Ensemble, on cause de la santé, du paludisme bien sûr, puis aussi des plantations de bananiers qui souffrent depuis un moment d’une grave maladie - et ce à travers tout le pays - des rizières, ou encore de l’importance de l’agriculture aujourd’hui en Europe. Puis on arrive à Muwhazi, sorte de « complexe » comprenant un grand centre de santé et une école. De mon côté, la matinée est consacrée au suivi des cas de malaria en son et photos. De son côté, Sylvère supervise la bonne marche du centre de santé.

Il y a des enfants et des mamans partout, interloqués par la présence d’une blanche. Un vieil homme attend aussi dans la salle d’attente. Il a du mal à se déplacer.

photo_blog1.jpgphoto_blog2.jpg

Toute la matinée, je suis une maman et son fils de quatre ans, qui pour la seconde fois cette année souffre de la malaria. En fin d’avant-midi, ils repartiront avec quelques médicaments sous le bras, pour soigner le petit. Jusqu’à la prochaine fois… Je passe aussi du temps avec des enfants qui adorent regarder toutes les photos prises le matin. Ils rigolent et disent « yohh, yohh » sans arrêt. On s’amuse bien.

Les voici :

photo_blog3.jpg